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Plan stratégique 2005-2009

1.       Notre mission

 

L’organisation Aviation sans Frontières Belgique (ASF-B) désenclave les populations isolées et offre des solutions aux populations en détresse grâce aux moyens et aux ressources du monde de l’aéronautique.

 

2.       Nos valeurs

 

Dans son élan humaniste originel et opérant selon un principe de non-concurrence aux opérateurs privés, ASF-B intervient là où les autres opérateurs aériens ne vont pas ou plus. 

 

En tant qu’organisation non gouvernementale, ASF-B s’astreint à une attitude de totale neutralité et d’indépendance quant à l’origine des crises ou bouleversements des pays où elle est amenée à intervenir.

 

Les programmes d’ASF-B touchent l’ensemble des actions d’urgence et de développement en faveur des populations enclavées, sans distinction aucune, de race, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, ou toute autre situation.

 

Son personnel, constitué de professionnels de l’aviation, de mécaniciens et de logisticiens, solidaire avec les populations du Sud entend consacrer son temps et mettre ses compétences au profit des populations et des acteurs humanitaires et de développement.

 

3.       Notre vision 

 

ASF-B veut contribuer à un égal accès pour tous aux soins de santé, à l’éducation, à la sécurité alimentaire, aux infrastructures sanitaires en incluant chacun et chacune dans la lutte contre la pauvreté.

 

4.       Nos structures et modalités de financement

 

L’assemblée générale est le pouvoir souverain de l’association. Sont réservées à sa compétence les modifications aux statuts, la nomination et la révocation des administrateurs, l’approbation des budgets et des comptes, la dissolution volontaire de l’association, la nomination, la révocation et la rémunération des commissaires, la décharge à octroyer aux administrateurs et commissaires, la transformation éventuelle de l’association en société à finalité sociale et les exclusions des membres. Il doit être tenu au moins une assemblée générale chaque année, dans le courant du deuxième trimestre. L’association peut être réunie en assemblée générale extraordinaire à tout moment par décision du conseil d’administration ou à la demande d’un cinquième des membres effectifs au moins.

 

L’association est administrée par un conseil composé de trois membres effectifs au moins nommés par l’assemblée générale pour un terme d’un an au minimum et de deux ans au maximum et en tout temps révocables par elle. Les grandes orientations de l’organisation et le contrôle de leur respect sont assurés par le conseil d’administration qui délègue la gestion quotidienne et les décisions opérationnelles à un directeur exécutif.

 

Le directeur exécutif est entouré au siège d’une équipe de coordination composée de salariés, de consultants et de volontaires, chacun assumant une responsabilité ciblée : responsable administratif et logistique, chargé de programme, responsable des opérations aériennes (chef pilote), coordinateur des escortes.

 

Sur le terrain, l’exécution des programmes est assurée par des équipes composées de chefs de mission, de pilotes, de techniciens au sol, de coordinateurs de vol, d’assistants administratifs, de logisticiens et de personnel d’appui. Il s’agit de ressources expatriées et de personnel recruté localement.

 

L’évaluation des actions est placée sous l’autorité d’une commission des missions, composée d’un administrateur, du directeur, du chargé de programme et du responsable des opérations aériennes.

 

En Belgique, les missions d’escortes d’enfants et de migrants et les efforts de sensibilisation du public à la problématique des pays en développement sont réalisés grâce à l’appui de ressources humaines volontaires.

 

Dans le cadre de la maintenance mécanique, de la gestion du parc informatique, de l’expertise comptable, de la certification des comptes et des audits financiers, de la collecte de fonds et de la communication, ASF-B est appuyée par des consultants et des fournisseurs externes.

 

Une commission technique - constituée d’un administrateur, du directeur, du chargé de programme et du responsable des opérations aériennes - statue sur les questions techniques et émet des recommandations au conseil d’administration.

 

Les programmes d’ASF-B sont financés essentiellement par des dons privés et des bailleurs de fonds institutionnels.

 

5.       De l’identification des problèmes….

 

Les faiblesses des réseaux routiers rendant la circulation par voie terrestre lente et difficile, les distances importantes et la saison des pluies ont pour conséquences immédiates l’enclavement de nombreuses populations et la suspension des actions humanitaires et de développement.

 

A ces problèmes d’infrastructures s’ajoute souvent l’insécurité qui règne sur les pistes isolées où les véhicules sont fréquemment la cible des bandes armées. Ces attaques et vols de véhicules rendent les déplacements dangereux et par là même, découragent les actions de développement et l’acheminement de l’aide humanitaire aux populations bénéficiaires.

 

De nombreux pays sont fréquemment touchés par des invasions acridiennes et n'ont pas les moyens de financer entièrement les campagnes nationales de lutte et éviter les pertes de récoltes. Avions, pesticides, véhicules, pulvérisateurs, capacité de suivi et appui technique y font souvent cruellement défaut.

 

… à la solution : l’aviation légère et ultra-légère.

 

L’enclavement - au même titre que l’insécurité - représente un frein au développement des régions concernées, à l’ouverture ou à la poursuite des programmes d’aide et hypothèque le suivi et le contrôle des acteurs humanitaires et de développement. Pour contrer ces obstacles, l’avion petit porteur constitue souvent le seul moyen de transport permettant une action rapide, efficace, économique et sécurisée.

 

Protéger les récoltes des invasions acridiennes, entre autres fléaux, est crucial pour la sécurité alimentaire de millions d'habitants. A cet effet, l’avion petit porteur et l’ULM (ultra léger motorisé) constituent des solutions cost-effective pour l’exécution de campagnes réactives de pulvérisation. Il en est de même pour le traitement des cultures et des forêts, la démoustication des zones infestées en prévention du paludisme, la surveillance de parcs, de troupeaux, d'ouvrages, etc.

 

6.       Typologie des interventions

 

Programmes d’appui aérien 

 

Les actions d’ASF-B dans le cadre des programmes d’appui aérien sont spécifiques au contexte d’intervention : urgence, réhabilitation et développement.

 

Tantôt ses activités de transport se définissent en terme d’acheminement de l’aide d’urgence; tantôt, si le pays est avancé dans son processus de reconstruction, elles stimulent la mise en place de programmes de lutte contre la pauvreté à moyen et à long terme.

 

Dans cette logique d’intervention, les programmes d’ASF-B répondent dans un premier temps aux besoins fondamentaux des populations bénéficiaires,  à l’amélioration ensuite de leurs conditions de vie en matière de santé, d’éducation, de sécurité alimentaire, d’environnement, de gouvernance  et enfin, de renforcement des capacités de développement.

 

ASF-B est soucieuse d’intégrer une approche genre de manière transversale en incitant les organisations nationales et internationales développant des programmes relatifs à cette approche à étendre leur champ d’action.

 

-          Missions d’urgence et de réhabilitation :

 

L’intérêt humanitaire de l’aviation légère dans le cadre de missions d’urgence et de réhabilitation est double : outil de désenclavement et catalyseur de développement.

 

L’action des acteurs humanitaires et du développement, qu’il s’agisse de la distribution de l’aide ou de la supervision des programmes, peut être entravée par les difficultés de transport et de déplacement par voie terrestre ou fluviale. Par son programme d’appui aérien, ASF-B entend faciliter et sécuriser par la mise à disposition d’un avion humanitaire le transport des personnes et des biens dans le cadre d’actions humanitaires et de réhabilitation exécutées dans des zones d’intervention enclavées.

 

L’avion permet une meilleure circulation des personnes, le transfert de compétences techniques et médicales, une meilleure efficacité du personnel humanitaire et une durée plus longue sur le lieu des programmes, la facilitation des missions d’évaluation et de suivi, l’accessibilité et la possibilité d’intervention dans les zones enclavées, l’ouverture de sites d’intervention aux liaisons routières ou fluviales inexistantes et des liaisons entre capitales régionales et arrière-pays.

 

Ces services permettent un accroissement des performances des organisations par l’amélioration de leur capacité de gestion en matière de support de transport et de sécurité.

 

ASF-B, dans son action de renforcement de l’infrastructure aérienne et de développement de l’espace aérien, prend en charge la réouverture des pistes d’aviation n’étant plus praticables, faute d’entretien, la réhabilitation de petits aérodromes régionaux et la réfection des bâtiments à usage aéronautique. De telles mesures permettent d’élargir les zones d’intervention des acteurs humanitaires et de participer à la stabilisation de la sécurité et à la lutte contre la pauvreté.

 

-          Missions de développement :

 

En tant qu’organisation de développement durable, ASF-B entend pérenniser l’action des acteurs du développement et des acteurs économiques, par la formation de personnel local qualifié et par le renforcement de la structure aérienne (réhabilitation et entretien des pistes), offrant des infrastructures de qualité et incitant d’autres opérateurs à occuper l’espace aérien.

 

De plus, ASF-B souhaite développer des programmes d’ensemencement, de pulvérisation des terres et de surveillance des troupeaux, au moyen de l’aviation ultra légère.

 

Programmes d’escortes et d’envoi de fret humanitaire

 

Les actions d’ASF-B dans le cadre des programmes d’escortes et d’envoi de fret humanitaire s’inscrivent dans le cadre d’une chaîne de solidarité – dont ASF-B est un maillon -  représentée par le monde aéronautique au service des populations du Sud.

 

-          Programme d’escortes :

 

Le programme d’escortes  permet de convoyer des enfants qui lors de traitements lourds ne bénéficient pas de moyens de traitement dans leur pays, faute d’infrastructure sanitaire adaptée, et nécessitent une intervention chirurgicale pointue vers un centre spécialisé en Europe.

 

A cet effet, un volontaire d’ASF-B prend sous sa responsabilité l’enfant malade durant toute la durée du transfert de son pays d’origine au pays d’accueil. L’opération médicale terminée, celui-ci raccompagne l’enfant auprès des siens.

 

ASF-B prend en charge également - pour diverses raisons humanitaires (migrants, réfugiés, etc.) - le transfert de groupes de personnes (enfants et adultes) en provenance de pays en développement et à destination de l’Europe, de l’Amérique du Nord ou d’autres pays d’accueil.

 

-          Programme d’envoi de fret humanitaire :

 

Le programme d’envoi de fret humanitaire vise, à travers le réseau ASF-B et grâce à la solidarité des équipages de compagnies aériennes, à faire parvenir de petits colis extrêmement urgents à l’attention de programmes humanitaires dans des pays en développement.

 

Les activités propres au fret de petits colis humanitaires  consistent en l’acheminement de fret à visée humanitaire et à haute valeur ajoutée en provenance d’organisations belges et européennes au profit de leurs partenaires.

 

Campagnes de sensibilisation du public aux problématiques des PED

 

ASF-B développe son action au Nord en réalisant des campagnes de sensibilisation principalement auprès du public résidant en Belgique. Ainsi, ASF-B entend conscientiser le public aux problématiques rencontrées en cours de mission et aux difficultés auxquelles les pays en développement (PED) font face.

 

Les thèmes traités par ASF-B sont : l’enclavement et l’accès aux moyens de transport, la santé et l’accès aux infrastructures sanitaires, la sécurité alimentaire et les problèmes de malnutrition, le contexte économique et les conséquences de la pauvreté, l’approche genre et le rôle des femmes.

 

Les moyens utilisés par ASF-B pour sensibiliser le public sont le direct mailing, la diffusion d’article dans la presse, son site Internet, la publication du magazine Carnet de Vol / Luchtpost, la réalisation d’expositions, etc.

 

Les objectifs en matière de sensibilisation du public aux problématiques des PED sont définis dans des plans de communication qui sont établis pour un durée de 12 mois (année calendrier).

 

7.       Nos actions, fruits d’un partenariat

 

Dans le cadre de ses missions d’urgence et de réhabilitation, l’action d’ASF-B est complémentaire et intégrée aux activités de l’ensemble des acteurs de l’aide humanitaire et de développement.

 

ASF-B souhaite faire travailler en synergie les ressources humaines volontaires et mettre à la disposition des acteurs humanitaires et de développement les moyens aéronautiques nécessaires à leurs actions dans un esprit de collaboration et de coordination.

 

Les autorités locales et les populations, bénéficiaires indirects des mission d’urgence et de réhabilitation d’ASF-B, jouissent du transfert de compétences techniques et médicales acheminées, du développement de l’environnement aérien et du renforcement de la sécurité des acteurs humanitaires et de développement. 

 

Les autorités locales et les populations sont impliquées directement lors de la réhabilitation et de l’entretien des pistes, tant au niveau de la préparation que de l’exécution des travaux.

 

Cette logique de partenariat est respectée dans le cadre des programmes de développement. Les bénéficiaires directs du projet déterminent en collaboration avec ASF-B, leurs besoins et leurs priorités lors de réunions communes. Une réflexion permanente sur l’efficacité, l’efficience, l’impact et la viabilité du programme exécuté est menée en concertation permanente avec les partenaires.

 

Dans le cadre des programmes d’escortes et d’envoi de fret humanitaire, un double partenariat permet la réussite des activités. ASF-B offre ses services à des ONG européennes et des organisations internationales qui sont, quant à elles, en liaison avec une ONG locale ou une organisation internationale basée au pays des bénéficiaires.

 

8.       Le cycle de nos programmes d’appui aérien

 

La planification

 

ASF-B sélectionne un nouveau projet à l’issue d’une mission exploratoire. Celle-ci est menée sur les recommandations du directeur et des administrateurs de l’organisation. Elle s’oriente principalement vers des pays en développement, des pays touchés par une catastrophe ou en proie à un conflit.

 

Le besoin peut être à l’origine identifié par ASF-B ou être expressément exprimé par une ou plusieurs organisations humanitaires, des bailleurs de fonds ou répondre à un appel d’aide international.

 

La mission exploratoire - placée sous l’autorité du chargé de programme qui assure également la mise en œuvre et le suivi de l’action - est effectuée dans le but de recueillir de l’information (degré d’enclavement des régions concernées, quantification des populations bénéficiaires, contexte géopolitique et sécuritaire, etc.), d’évaluer les besoins en transport aérien et de déterminer la faisabilité de mise en œuvre d’un programme ASF-B.

 

Concernant les projets de réhabilitation et de développement, la mission a aussi pour but d’identifier un partenaire local, de négocier un accord de partenariat et d’évaluer la viabilité de l’intervention.

 

L’aboutissement d’une mission exploratoire est concrétisé par la définition d’un cadre logique d’intervention et la rédaction d’un document de projet détaillant notamment le contexte et l’évaluation des besoins, les objectifs de l’action, les moyens principaux proposés pour la mise en œuvre de l’action, les activités, les résultats escomptés et les indicateurs de résultat, le suivi et l’évaluation, le cahier des charges, le budget et les modalités de financement.

 

L’exécution

 

La décision d’ouvrir une mission est prise sur base des résultats de la mission exploratoire et de la décision conjointe du directeur et du conseil d’administration.

 

Dans un premier temps, le chargé de programme ou un représentant ASF-B est mandaté pour rencontrer les autorités requises afin de procéder à la reconnaissance de l’organisation dans le pays d’intervention et de fixer les modalités légales d’entrée et d’utilisation de l’aéronef.

 

Parallèlement, un processus de recrutement et de formation de ressources humaines expatriées est lancé au siège d’ASF-B. Le comité de sélection est composé du directeur, du chargé de programme et du responsable des opérations aériennes.

 

Une équipe d’ASF-B sur le terrain est composée d’un chef de mission, d’un (ou plusieurs) pilote(s), d’un coordinateur de vol, d’un technicien au sol, d’un assistant administratif, d’un logisticien et de personnel d’appui. La politique d’ASF en matière de recrutement est de favoriser le recrutement de femmes au sein de son équipe et de donner la priorité, quel que soit le contexte d’intervention, au personnel recruté localement. En ce qui concerne les ressources humaines expatriées, c’est l’expérience qui est la priorité à la sélection.

 

Par ailleurs, les moyens matériels nécessaires à l’action sont acquis selon des procédures qui doivent permettre d’obtenir le meilleur rapport coût / avantage et d’assurer la viabilité de l’utilisation du matériel. Les achats locaux sont systématiquement favorisés lorsque le matériel ou les matériaux concernés répondent aux spécifications définies dans le cahier des charges et que les prix obtenus restent dans les limites du budget prévu. Il en est de même pour les prestations de service.

 

L’ouverture d’un programme s’effectue toujours sous la responsabilité du chargé de programme qui assure la mise en place des procédures ASF-B, conformément au manuel des opérations et au manuel d’administration des finances et de comptabilité.

 

L’exécution de l’action est ensuite placée sous l’autorité du chef de mission qui assure (1) le suivi des objectifs ; (2) la supervision du coordinateur de vol, du pilote, du technicien au sol, du logisticien et de l’assistant administratif (et si nécessaire la formation) au fonctionnement de la mission et aux outils de gestion élaborés par ASF-B (statistiques de vol, suivi des entretiens et interventions mécaniques, rapports,…) ; (3) la gestion et le contrôle de la mission et des sous-bases éventuelles; (4) les relations avec les partenaires, les autorités nationales et régionales, les bailleurs de fonds et les utilisateurs.

 

Le coordinateur de vol se charge de (1) la gestion des statistiques de vol, des documents administratifs liés au vol, du personnel et des contrats locaux ; (2) l’établissement des plans de vol et l’optimalisation du rendement humanitaire de l’avion ; (3) la supervision de la mission, rapports hebdomadaires et mensuels au siège ; (4) suivi des contacts avec les partenaires et les utilisateurs de l’avion ; (5) relations avec les autorités ; (6)  la supervision des pilotes et du personnel recruté localement.

 

Le pilote se charge de (1) préparer, gérer et assurer les vols ; (2) mettre à jour le répertoire des pistes (GEN) ; (3) dans le cadre des programmes de développement, d’assurer, en qualité d’instructeur, de la formation de pilotes.

 

Le technicien au sol (mécanicien) se charge de (1) effectuer les interventions mécaniques et les entretiens de l’avion ; (2) dans le cadre des programmes de développement, d’assurer la formation de mécaniciens.

 

Le logisticien se charge de (1) la gestion de l’approvisionnement des stocks de carburant, consommables et pièces détachées ; (2) la supervision de l‘entretien des véhicules, bureau et logement ; (3) la permanence en radio-télécommunication.

 

L’assistant administratif se charge (1) la gestion des statistiques et des plans de vol ; (2) la coordination des opérations, l’optimalisation des plans de vol.

 

Le suivi

 

Le contrôle du bon déroulement de la mission est assuré d’une part sur le terrain, par le chef de mission, et d’autre part par le siège.

 

Sur le terrain :

 

Le chef de mission assure le suivi de l’action et de ses objectifs. La continuité de ce processus permet de corriger tout écart par rapport aux objectifs et, le cas échéant, de redéfinir ceux-ci lorsque l’évolution de la situation l’exige. Dans ce dernier cas, le chef de mission informe préalablement le chargé de programme des modifications souhaitées, ses motivations et propose une adaptation des objectifs et des moyens.

 

Le siège :

 

Le siège d’ASF-B assure un suivi permanent de l’action par l’analyse de rapports standardisés hebdomadaires et mensuels transmis par le terrain et l’analyse de statistiques de vol hebdomadaires  (routing, durée, chargement).

 

Le suivi mené par le siège relève principalement du respect des objectifs, des relations avec les autorités locales et les partenaires, de la gestion administrative et budgétaire, du respect des conventions signées entre les différents acteurs et des procédures, des statistiques de vols, de la gestion mécanique et de la gestion des stocks. Le responsable des opérations aériennes, en qualité de chef pilote, assure le suivi technique des pilotes conformément aux règles définies dans le manuel des opérations.

 

Afin de faciliter le suivi, le contrôle et l’évaluation de l’action  et d’apporter l’appui méthodologique, technique et administratif nécessaire, plusieurs missions sur le terrain sont effectuées annuellement par le chargé de programme et le responsable des opérations aériennes.

 

L’évaluation

 

L’évaluation permet d’analyser la pertinence, l’efficacité, l’efficience, l’impact, la viabilité et la reproductibilité de l’action. A ce titre, ASF-B se réfère au cadre logique d’intervention défini en début d’action qui permet, au moyen des indicateurs, de mesurer la plus-value de l’action auprès de ses bénéficiaires directs et indirects.

 

L’évaluation d’une action est placée sous l’autorité d’une commission des missions, composée d’un administrateur, du directeur, du chargé de programme et du responsable des opérations aériennes. Les résultats font l’objet d’un rapport écrit transmis à l’ensemble des partenaires.

 

La commission de missions peut confier l’évaluation au chargé de programme ou à un évaluateur externe.

 

Un audit financier externe est assuré par un cabinet indépendant annuellement et au terme de chaque contrat de financement.

 

La périodicité de l’évaluation dépend de la typologie de l’intervention. Elle est réalisée systématiquement après la fin de l’action. Dans le cadre d’actions de développement, des évaluations intermédiaires sont également réalisées annuellement et permettent de corriger tout écart par rapport aux objectifs et, le cas échéant, de redéfinir ceux-ci lorsque l’évolution de la situation l’exige.